Free Access
Issue
Mov Sport Sci/Sci Mot
Number 103, 2019
La recherche interventionnelle en APA-Santé
Page(s) 27 - 37
DOI https://doi.org/10.1051/sm/2019003
Published online 12 February 2019

© ACAPS, EDP Sciences, 2019

L’effet positif de l’activité physique (AP) sur la santé des seniors semble maintenant bien reconnu (Warburton, Nicol, & Bredin, 2006). Les déclins fonctionnels observés avec l’avancée en âge peuvent être ralentis et même réversibles grâce à un entraînement physique régulier (Paffenbarger et al., 1994). En effet, l’entraînement peut conduire à de nombreuses améliorations chez les seniors. On peut citer, par exemple, une augmentation significative de la masse et de la force musculaire (Frontera, Meredith, O’Reilly, Knuttgen, & Evans, 1988), une amélioration du contrôle postural (Howe, Rochester, Neil, Skelton, & Ballinger, 2011), de la qualité de la marche (Judge, Underwood, & Gennosa, 1993), du sommeil (Mauvieux, Gouthiere, Sesboüé, Denise, & Davenne, 2007) ainsi que de la cognition (Bherer, Erickson, & Liu-Ambrose, 2013). L’AP utilisée même à faible intensité (Tse, Wong, & Lee, 2015) permet ainsi de maintenir une qualité de vie et une autonomie plus importante (Hubbard, Fallah, Searle, Mitnitski, & Rockwood, 2009). L’AP agit aussi comme facteur de prévention primaire ou secondaire des maladies cardiovasculaires, du diabète, de certains cancers, de l’obésité, de l’ostéoporose, mais aussi de la dépression, et réduit ainsi considérablement les comorbidités des seniors (Warburton et al., 2006). Les effets de l’AP sur les seniors peuvent varier selon son mode d’administration, sa fréquence et son intensité. Cependant, il apparaît un consensus scientifique concernant les préconisations en AP. Ainsi, il est recommandé de pratiquer trois fois par semaine, pour un volume total d’au moins 2h30, des AP d’intensité modérée, c’est-à-dire entre 500 et 1000 MET-minutes par semaine (Health & Services, 2008). De plus, afin d’assurer la sécurité des seniors, il est particulièrement nécessaire d’adapter la pratique aux besoins et à la capacité des participants (Health & Services, 2008). L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) apporte des précisions sur les durées et fréquences des exercices pour les 65 ans et plus. L’ANSES recommande ainsi de pratiquer des AP sollicitant l’aptitude cardio-respiratoire au moins 30 min par jour en intensité modérée ou 15 min par jour en intensité élevée (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, 2016). La marche rapide est un bon exemple d’exercice modéré impliquant un travail aérobie particulièrement adapté pour une population âgée (Health & Services, 2008). Il est aussi préconisé de cibler le renforcement musculaire 2 jours par semaine, et des exercices d’équilibre intégrés aux activités quotidiennes au moins 2 fois par semaine, ainsi que des exercices de souplesse 2 jours par semaine pendant au moins 10 min. De plus, l’ANSES recommande d’éviter les comportements sédentaires et de ne pas se limiter à la pratique sportive (porter une charge, monter ou descendre les escaliers, être actif à son domicile…) (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, 2016). Cibler les comportements sédentaires semble être pertinent comme le montre l’étude ESTEBAN de l’institut de veille sanitaire, publiée en 2018. En effet, plus de 30 % des hommes et 43 % des femmes adultes, âgés de 55 et 74 ans n’atteignent pas les recommandations de l’OMS en termes de quantité d’AP (InVS, 2018). Ces chiffres seraient en augmentation à cause d’un mode de vie trop sédentaire de plus en plus commun (InVS, 2018). Ce constat appelle donc au développement de stratégies permettant d’augmenter le nombre de personnes bénéficiant d’une AP régulière.

Depuis 2016, la pratique de l’AP peut être prescrite par les médecins en France chez les patients souffrant d’une affection de longue durée (LOI n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, 2016). Ce type de démarche est particulièrement efficace car les seniors se disent plus enclins à pratiquer si les recommandations viennent de leur médecin (Schutzer & Graves, 2004). Cette loi pourrait donc permettre d’augmenter le nombre de personnes pratiquant une AP et ainsi de réduire la sédentarité. Ces comportements sédentaires peuvent être accentués par l’existence de certains freins à la pratique. Le manque de temps pour incorporer des séances d’AP dans une routine hebdomadaire est un des freins majeurs rapporté par les seniors (Benjamin, Edwards, Ploeg, & Legault, 2014). Le coût des entraînements, associés aux structures d’accueils, aux entraîneurs et au transport, peut également être un facteur limitant pour les personnes les plus défavorisées. Une autonomie réduite, qui concerne près de 700 000 personnes âgées en France (Bérardier, 2014), peut également empêcher les seniors de se déplacer dans des centres d’entraînement adaptés, tout comme la présence de conditions climatiques hostiles (Trost, Owen, Bauman, Sallis, & Brown, 2002). De plus, l’exercice n’est pas toujours adapté à la condition physique des personnes et pourrait même s’avérer néfaste et entraîner des blessures lors d’une pratique inadaptée (Faber, Bosscher, Chin, & van Wieringen, 2006 ; Latham et al., 2003). Les seniors rapportent que la présence d’équipement, comme un vélo par exemple, à leur domicile favoriserait la pratique (Trost et al., 2002). En effet, pratiquer une AP à domicile pourrait être une alternative pouvant s’opposer aux nombreux freins susmentionnés. L’exercice à domicile en général a déjà montré son efficacité et permettrait en effet de préserver l’indépendance des seniors (Lewis, Peiris, & Shields, 2017). Cela n’implique pas de déplacements, ce qui réduit les problèmes pouvant être lié au transport ou au climat. Les personnes peuvent choisir des horaires d’entraînement qui leur conviennent mieux. Et le coût est réduit du fait que ce type d’exercices n’implique pas de grandes infrastructures. Cependant, lors de l’entraînement à domicile, les participants sont le plus souvent isolés et l’aspect social est donc inexistant alors qu’il est reconnu que les échanges sociaux sont primordiaux dans le maintien de la santé des seniors (Julianne, Timothy, Mark, Tyler, & David, 2015).

L’objectif de ce travail est donc (i) dans un premier temps de présenter un état des connaissances scientifiques sur l’efficacité des différentes modalités d’entraînement à domicile et (ii) dans un deuxième temps de proposer un programme d’entraînement optimisé qui permettrait de pallier aux limites freinant les seniors dans leur pratique tout en conservant les recommandations résultantes de la revue de littérature afin de permettre l’accès à l’AP au plus grand nombre.

1 Activité physique à domicile : revue de la question

1.1 Entraînement à domicile en autonomie non supervisé

En réponse à l’isolement de certaines personnes âgées ainsi qu’au coût parfois prohibitif des programmes d’entraînement traditionnels, des programmes d’entraînement physique à domicile en autonomie totale ont vu le jour. Ces programmes ne nécessitent pas la présence de professionnels de l’AP, ou même de déplacements. Le principal avantage de ce type d’entraînement est donc son coût extrêmement bas. Cependant, lorsque le degré d’autonomie est très important, et que l’implication de professionnels de l’AP ne réside que dans des sessions d’apprentissage précédant l’entraînement, on n’observe pas de réelles améliorations de la condition physique, et seulement un ralentissement du déclin en comparaison à des populations ne suivant pas les programmes d’entraînement (Gill et al., 2002). Quelques études ont cependant relevé des effets positifs de l’entraînement en autonomie. Des améliorations fonctionnelles et même une réduction du risque de chute pourraient être observées lorsque les entraînements sont multidimensionnels et ciblent l’équilibre (Campbell et al., 1997 ; Nelson et al., 2004). Cependant, lorsque l’on compare ces effets à ceux de l’entraînement supervisé, les effets rapportés restent inférieurs (Kahle & Tevald, 2014). La différence entre entraînement supervisé et en autonomie totale est encore plus importante pour les exercices ciblant l’augmentation de la force musculaire car les participants ne semblent pas améliorer leur force musculaire lorsqu’ils pratiquent en autonomie (Campbell et al., 1997 ; Nelson et al., 2004). Cela viendrait probablement du fait que, sans supervision, ils sont réticents à augmenter la résistance et progressent donc moins vite (Campbell et al., 1997 ; Nelson et al., 2004). Afin d’optimiser les effets de ces entraînements, et de pouvoir obtenir des résultats sur la force musculaire et les paramètres de marche, il est possible de réduire le niveau d’autonomie de ces programmes, d’individualiser l’entraînement au début du programme et de l’ajuster par des visites de professionnels en AP au cours de l’entraînement (Yang et al., 2012). Il est également possible de combiner un entraînement en autonomie à domicile avec des séances d’entraînement supervisées classiques en centre d’entraînement (Barnett, Smith, Lord, Williams, & Baumand, 2003 ; Pahor et al., 2006). Dans cette configuration, on se retrouve cependant éloigné de la promesse initiale d’une AP à coûts extrêmement faibles car ne faisant pas intervenir de professionnel. Même en ajoutant des interventions de professionnels au cours de quelques entraînements, un des plus grands problèmes que l’on rencontre avec ce genre d’entraînement non supervisé est un fort taux d’abandon avant la fin du programme pouvant être supérieur à 25 pourcent (Gill et al., 2002 ; Yang et al., 2012). Ceci pourrait venir de la difficulté pour le pratiquant de maintenir la motivation sans support et sans supervision à domicile, ce qui engendrerait des entraînements potentiellement moins intenses et un suivi moins important.

Afin de tenter de motiver les participants en stimulant leur intérêt ou leur amusement, tout en gardant les avantages financiers de la pratique en autonomie à domicile, des supports audiovisuels au cours de l’entraînement ont été utilisés (Jette et al., 1999). Le surcoût de ce type de programme tient uniquement à l’achat du support audiovisuel. Ce type de support présente l’intérêt de pouvoir se reposer sur des théories cognitivo-comportementales basées sur l’apprentissage de nouvelles compétences et la promotion du sens du contrôle (Lachman et al., 1997) et peut ainsi maximiser la participation. Ce type de stratégie a permis une bonne observance (réalisation des séances programmées) (Lamouroux, Magnan, & Vervloet, 2005) du programme de 89 % (Jette et al., 1999) contre 58 % lorsque ce type de stratégie n’est pas utilisé (Jette et al., 1996). Les supports de ces entraînements peuvent varier, et être sur VHS (Jette et al., 1999), sur DVD (McAuley et al., 2013) ou sur internet (Spittaels, De Bourdeaudhuij, Brug, & Vandelanotte, 2006). Dans tous les cas, le participant suit des instructions qui s’affichent à l’écran et reste en autonomie, sans supervision, et donc sans retour d’information sur ses exercices.

Bien qu’aucune étude n’ait comparé les effets de l’entraînement à domicile avec et sans support audiovisuel, la présence de l’audiovisuel pourrait permettre, en mimant les positions corporelles présentées à l’écran, de réduire les risques associés à des positions inefficaces voire dangereuses. Cela permettrait également de prévenir certains accidents bien que l’absence de retour d’informations limite largement ces différents aspects. Un entraînement multimodal administré par DVD a en effet permis des modifications plutôt modestes de force, de flexibilité et d’équilibre des seniors (Wojcicki et al., 2015). L’entraînement par DVD permettrait également d’améliorer l’estime de soi des participants (Awick et al., 2017). Des améliorations importantes de force des membres supérieurs et inférieurs ainsi que des améliorations de la mobilité ont également été apportées après 6 mois d’entraînement administré par VHS (Jette et al., 1999). Il est cependant difficile de déterminer si ces améliorations sont aussi importantes que lors de programmes classiques. Suite à des programmes diffusés exclusivement via un support audiovisuel, il est donc possible d’obtenir des bénéfices pour la santé. Ces différents travaux montrent donc la faisabilité, l’acceptabilité et l’efficacité de ces programmes sur supports audiovisuels. Cependant, ces études présentent un certain nombre de limites. En effet, le support utilisé pour l’administration des programmes oblige les individus à être autonomes dans leur pratique ce qui peut constituer une difficulté avec l’avancée en âge et ne permet pas d’adapter les séances aux capacités de l’individu, ce qui limite les bénéfices et peut éventuellement faire courir un risque au pratiquant. L’absence de supervision rend en effet ces entraînements inadaptés et inefficaces chez les personnes sévèrement fragilisées (Gill et al., 2002). Chez les participants les plus âgés, le niveau d’AP 6 mois après l’arrêt du protocole est plus bas que lorsqu’ils ont commencé le programme (Fanning et al., 2016). Cela pourrait signifier qu’à long terme ce type d’entraînement ne semble pas assez motivant et/ou ne permet pas de diminuer l’isolement des participants.

Le fait que les participants n’aient pas de retour sur la justesse de leurs mouvements au cours de l’entraînement peut entraîner des mouvements inadéquats qui peuvent être source de douleurs neuromusculaires. Une étude qui proposait à ses participants de moduler les programmes d’entraînement lorsque les sessions entraînaient des douleurs, a ainsi dû modifier les programmes chez près de 50 pourcents d’entre eux (Jette et al., 1999).

1.2 Entraînement à domicile avec semi-supervision

Pendant longtemps, les professionnels de l’AP ont eu la volonté de maintenir le contact entre l’entraîné et l’entraîneur afin de pallier l’absence de superviseurs lors de l’entraînement à distance. L’avancée de la technologie permettait alors seulement des contacts par téléphone afin de vérifier l’observance du programme ou la progression des participants (Geraedts, Zijlstra, Bulstra, Stevens, & Zijlstra, 2013). On peut alors parler de semi-supervision étant donné que la supervision de l’entraîneur ne concerne pas l’administration des séances. Afin de palier à cette absence de supervision directe lors des séances, l’implémentation au domicile de dispositifs connectés à un environnement virtuel, généralement ludique, a pu être mis en place dans l’objectif de motiver les participants, d’améliorer et de sécuriser l’entraînement. L’utilisation généralisée des capteurs de mouvement ou de force dans les consoles de jeux vidéo a réduit de manière importante le coût d’une telle technologie et en a donc facilité l’accès pour les seniors. L’utilisation des capteurs (de mouvements, de pression, cardiaque…) permet ainsi d’adapter le retour d’informations visuelles que reçoivent les participants afin qu’ils modifient leurs mouvements pour les optimiser et les sécuriser. Ainsi des informations peuvent être données au participant lui permettant de corriger sa position lorsqu’un mouvement effectué au cours de l’entraînement a été détecté comme étant différent de celui préconisé. Cela permet également une forte adaptabilité en fonction des participants (Valiani et al., 2017). L’aspect virtuel de cette technologie permet également de virtualiser des éléments à inclure à l’entraînement et qui ne seraient pas possible d’intégrer au domicile des personnes. Ainsi, il est possible de virtualiser des obstacles à enjamber et d’en adapter la vitesse et la fréquence d’apparition en fonction des performances du participant (Schwenk et al., 2014). Les données collectées grâce à ce type de plateformes connectées peuvent également permettre un suivi à distance par des professionnels. Bien que la supervision ne puisse se faire en direct, il est possible de suivre les progressions et d’analyser les données récoltées après chaque entraînement (Valiani et al., 2017). De plus, l’intégration de nouvelles technologies au sein des séances améliore efficacement l’adhésion (implication dans l’ensemble de la prise en charge) (Lamouroux et al., 2005) aux programmes d’entraînement à domicile (Valenzuela, Okubo, Woodbury, Lord, & Delbaere, 2018). L’entraînement proposé au travers de ces interfaces peut être multivarié, et comprendre des exercices aérobies, de renforcement musculaire et d’équilibre.

Ces programmes ont généralement une implication énergétique moindre que les programmes traditionnels (Graves et al., 2010), cependant même avec des exercices légers (e.g. marche, lever de poids légers), ils peuvent améliorer le statut fonctionnel et les performances physiques des seniors tout en gardant les participants en sécurité et hautement satisfaits du programme, les bienfaits du programme pouvant être maintenus trois mois après la complétion du programme (Valiani et al., 2017). Ce type de programme serait également efficace pour améliorer la mobilité des seniors (Schwenk et al., 2014). Ces entraînements ont principalement ciblé les améliorations du contrôle postural des seniors avec succès (Tahmosybayat, Baker, Godfrey, Caplan, & Barry, 2017). Ils présenteraient donc un intérêt particulièrement important dans la réduction du risque de chute de ces publics sachant que l’entraînement de l’équilibre est reconnu comme le meilleur moyen d’éviter les chutes (Sherrington et al., 2008). Cependant, les résultats sont moins importants qu’avec d’autres techniques d’améliorations de l’équilibre comme des entraînements de fitness en groupe, ou du Tai Chi (Tahmosybayat et al., 2017). Les améliorations d’équilibre observées seraient également plus faibles après les entraînements à domicile que lors d’entraînement en groupe dans les centres d’entraînement (Cyarto, Brown, Marshall, & Trost, 2008).

En opposition aux entraînements traditionnels, ces différents types d’entraînement ne seraient cependant pas en mesure d’apporter des bénéfices sur la quantité d’activité physique, la cognition, l’estime de soi, et la qualité de vie (de Boissieu, Denormandie, Armaingaud, Sanchez, & Jeandel, 2017), peut-être à cause de l’implication énergétique moindre (Graves et al., 2010), ou encore du fait que la majorité de ces programmes ne soit pas nécessairement optimisée pour les seniors (Ofli et al., 2016). L’aspect ludique pourrait également être trop important par rapport à la quantité d’activité physique pratiquée mais surtout l’absence de contacts sociaux entre humains pourrait aussi être une raison d’un effet limité de l’AP (Julianne et al., 2015). Les seniors souffrant parfois d’isolement, le lien social est une composante importante de l’AP qui motive cette population à participer (Allender, Cowburn, & Foster, 2006).

1.3 Entraînement à domicile supervisé en direct

Tous les programmes à distance présentés précédemment ont comme point commun de ne pas être supervisés. Il a cependant été démontré qu’un programme supervisé apporte des bénéfices supérieurs notamment sur la marche (Patterson et al., 1997). Bien que le fait qu’un programme se fasse à domicile soit plus rassurant pour la personne, il est conseillé aux personnes âgées de pratiquer sous l’égide et/ou les recommandations d’un professionnel. En plus des risques liés à la sécurité des personnes, à domicile et en autonomie, les progrès ne sont pas aussi importants que dans un lieu dédié et supervisé par des personnels qualifiés (Gill et al., 2003). De plus, les personnes s’exerçant seules à domicile ne bénéficient pas d’échanges sociaux pourtant primordiaux pour maintenir la santé physique et psychologique des seniors (Julianne et al., 2015).

L’entraînement supervisé par visioconférence semble donc être un bon compromis pour diminuer les coûts et les risques liés aux transports et aux infrastructures, tout en gardant une supervision d’un professionnel. Ce type de système permet aux participants d’être en contact direct et continu avec l’entraîneur lors des séances par visioconférence. L’entraîneur peut alors superviser les entraînements sans se déplacer. Un système informatique connecté associé à des caméras est donc nécessaire. Les retours vidéo ainsi transmis à l’entraîneur lui permettent d’ajuster les mouvements et l’intensité de la pratique en direct. On peut alors parler d’activité physique adaptée (APA) au public.

Une revue de la littérature à ce sujet révèle que cette technique d’entraînement physique par visioconférence a été surtout utilisée pour la réhabilitation de populations présentant une pathologie, ou en situation post-opératoire (Reeder, Chung, & Stevens-Lapsley, 2016). L’utilisation de cette technologie pour distribuer un programme d’AP pour les seniors, dans un objectif de prévention primaire et secondaire, n’a été utilisée que rarement alors que cela permettrait d’atteindre un grand nombre de seniors isolés et de ralentir la perte d’autonomie (Wu & Keyes, 2006).

Lorsque l’on compare les différentes formes d’administration d’exercices, il est démontré que les bénéfices de santé globale et d’équilibre sont plus importants pour les groupes entraînés traditionnellement et par visioconférence que pour les groupes entraînés avec support audiovisuel (Wu, Keyes, Callas, Ren, & Bookchin, 2010). L’observance des séances et l’adhésion au programme sont également plus importantes lorsqu’il y a supervision par un professionnel (Wu et al., 2010).

À notre connaissance, une seule étude rapporte l’utilisation de la visioconférence chez la population âgée non pathologique. Cette étude portait sur l’administration de séances de Tai Chi (Wu & Keyes, 2006), pratique connue pour être particulièrement efficace pour améliorer l’équilibre (Hong, Li, & Robinson, 2000). Cet entraînement, à raison de 3 séances par semaine pendant 15 semaines, induit des améliorations notables de l’équilibre et de la mobilité (Wu & Keyes, 2006). Les interactions sociales étaient importantes car les participants pouvaient interagir entre eux ainsi qu’avec l’entraîneur (Wu & Keyes, 2006). Ce type d’entraînement ne présenterait pas de difficultés majeures d’utilisation, et motiverait les participants à poursuivre l’entraînement (Wu & Keyes, 2006). En effet, les seniors accepteraient bien la visioconférence pour la pratique d’AP, considérant cette technologie utile et percevant les bénéfices de voir le visage et l’environnement des autres personnes (Mitzner, Stuck, Hartley, Beer, & Rogers, 2017).

Il apparaît donc que la forme d’AP optimale pour les seniors qui ne peuvent ou ne veulent se déplacer serait l’entraînement physique multimodal à domicile avec supervision par visioconférence collective. Cependant, au regard de la littérature présentée dans cet article, peu d’études se sont portées sur ce thème et il existe peu de plateformes interactives facilitant ce type d’AP. De plus, la faisabilité et l’efficacité de ce type de programmes ne semblent jamais avoir été évaluées.

2 Proposition d’une pratique optimisée : le projet MOTION

En réponse à ces constats concernant l’intérêt de la visioconférence collective pour les seniors, un projet ayant pour vocation de développer et de faciliter l’utilisation des nouvelles technologies pour ce public a vu le jour. Il s’agit du projet européen intitulé « MOTION – Remote Home-Physical Training for Seniors ».

Ce projet vise à évaluer l’efficacité et l’acceptabilité de l’utilisation d’un outil innovant, un système de visioconférence collectif adapté au public âgé, dans le but d’augmenter le nombre de seniors pouvant bénéficier d’une activité physique adaptée (APA) à domicile tout en diminuant les coûts d’un tel service.

Piloté par le groupe associatif Siel Bleu, un consortium de 9 partenaires européens s’est ainsi constitué. Les développements technologiques et ergonomiques nécessaires à la mise en place du système de visioconférence collectif pour les seniors ont été menés à bien par les 4 entreprises présentes dans le consortium (M3Connect, Neolinks, Arx iT et Cup 2000). Dans le but d’évaluer l’efficacité de ce système d’administration de l’AP, deux sites pilotes ont été mis en place, en Italie et en France. Un programme d’entraînement multimodal ainsi qu’un protocole d’évaluation avant et après entraînement ont été développés. Ces travaux ont été réalisés par les partenaires universitaires et de recherche (laboratoire COMETE-INSERM U1075 Université de Caen Normandie, la Schultess Klinik de Zurich et le laboratoire LIST de Luxembourg). Le projet s’est ainsi structuré autour d’un consortium intervenant régulièrement auprès d’un public âgé (Siel Bleu, Cup 2000 et la Schultess Klinik) et maîtrisant les nouvelles technologies de l’information et de la communication (M3Connect, Neolinks, Arx iT et LIST), ainsi que les sciences et techniques des AP et sportives, particulièrement les domaines des APA et de l’entraînement (Laboratoire COMETE). L’objectif de ce consortium était dans un premier temps de lever les freins technologiques et humains à la mise en place d’un tel dispositif associé à un programme d’APA et de s’assurer de sa faisabilité et de son acceptabilité par une population âgée. La 2e phase du projet était d’évaluer les effets physiologiques et psychologiques de la mise en place d’un tel programme d’APA administré grâce au dispositif MOTION. Les résultats obtenus lors de cette 2e phase feront l’objet d’une autre publication.

2.1 Partie technologique – déroulement des séances collectives en visioconférence

Afin de proposer un outil adapté aux seniors, une partie de ce projet consistait au développement d’une application logicielle simple et ergonomique permettant un accès simplifié et direct à des séances d’APA en visioconférence.

Du matériel informatique spécialement configuré pour l’utilisation d’un système de visioconférence par des seniors a été installé au domicile des participants. En effet, l’application logicielle permettant d’effectuer les séances en visioconférence a été installée avec une fonction « démarrage à l’allumage » (simple bouton « GO »). De cette manière les manipulations informatiques pour les participants ont été limitées au lancement de la séance. Afin de s’intégrer au mieux à l’environnement existant au domicile des participants, deux types d’ordinateurs ont été proposés dans le cadre de ce projet, (i) des ordinateurs tout en un comprenant un écran tactile avec caméra intégrée, (ii) des mini-ordinateurs à brancher directement sur le téléviseur de la personne comprenant une petite tour, un clavier, une souris et une webcam. Pour les deux solutions, le choix d’ajouter un micro-casque a été effectué afin d’assurer une bonne qualité audio lors des visioconférences et de pallier ainsi aux potentielles difficultés auditives des participants.

La solution logicielle développée a permis d’obtenir un retour d’informations grâce au port par les seniors d’un bracelet connecté permettant de recueillir la fréquence cardiaque (FC) (Capteurs Mio LINK®) et à l’implémentation de ces données directement dans la visioconférence. En conséquence, les participants comme les professionnels en APA, pouvaient vérifier l’intensité de l’effort fourni durant les séances en temps réel.

Un questionnaire d’évaluation du service (programme et système de visioconférence) a également été intégré au système afin que les participants soient associés à la démarche ergonomique de conception.

Afin de favoriser les interactions et de créer du lien social, les séances regroupaient 4 seniors (chacun à leur domicile) et un professionnel en APA, tous pouvaient se voir et s’entendre. Ainsi, les échanges sociaux primordiaux pour maintenir la santé physique et psychologique des seniors ont été favorisés par le caractère collectif des séances. Enfin, ce système a permis au professionnel en APA d’ajuster et de corriger les postures ainsi que l’intensité de l’effort en temps réel afin d’adapter les séances aux capacités individuelles de chaque participant.

2.2 Partie scientifique – évaluation de la santé

Afin de vérifier qu’une prise en charge en APA, administrée au moyen d’un système de visioconférence collectif, pouvait entraîner des bénéfices pour la santé, au même titre qu’une prise en charge traditionnelle en face-à-face, une étude interventionnelle a été mise en place. Les participants ont été recrutés au sein d’organismes et d’institutions destinées à l’accompagnement des séniors (flyers, conférences, annonces, mailing).

Quarante-trois participants (26 femmes, 17 hommes) âgés de 67 à 80 ans (moyenne : 73,12 ± 3,74 ans), ne pratiquant pas ou peu d’AP, ont été inclus à cette étude lors d’une visite médicale où les critères d’inclusion et de non-inclusion ont été vérifiés par le médecin investigateur.

Pour être inclus, les participants devaient présenter une typologie « intermédiaire » ou « modérément du matin » ou « modérément du soir » au questionnaire de Horne et Östberg (Horne & Ostberg, 1976) et présenter des capacités cognitives permettant la compréhension de consignes orales (objectivé par un score au Mini Mental State Examination supérieur ou égal à « 26 » lors de la visite de pré-inclusion) (Folstein, Folstein, & McHugh, 1975). Il ne devait pas prendre de traitement médicamenteux bradycardisant ou interférant avec la vigilance, présenter une pathologie vestibulaire, neurologique, psychiatrique ou endocrinienne, une insuffisance respiratoire ou une insuffisance rénale sévère, une pathologie cardiovasculaire (hypertension artérielle non contrôlée, maladie coronarienne, insuffisance cardiaque, arythmie cardiaque par fibrillation auriculaire), des troubles oculomoteur, auditif et/ou visuel non corrigés, une toxicomanie ou une dépendance à l’alcool.

Ainsi, les seniors ont été affectés soit à un groupe d’entraînement en face-à-face (GF), soit à un groupe d’entraînement en visioconférence (GV), soit à un groupe témoin sans entraînement (GT). Les groupes GV et GF ont suivi le même protocole d’entraînement dans des conditions d’administration différentes et le groupe témoin GT a été convié à un séminaire d’information.

Afin d’évaluer l’acceptabilité de la visioconférence pour ce public, l’observance (réalisation des séances programmées) et l’adhésion (implication dans l’ensemble de la prise en charge) au programme ont été relevés pour les deux groupes entraînés. La satisfaction suite à l’utilisation du système a été évaluée grâce à une échelle de Likert en 5 points allant de « pas satisfait » à « très satisfait ». Enfin, les participants ont été questionnés sur leur sentiment de sécurité suite à ce type de prise en charge à distance et sur leur ressenti global quant à son utilisation.

Afin d’analyser les effets physiques et psychologiques d’un programme d’APA de 16 semaines, dans deux conditions d’administration différentes, un protocole d’évaluation similaire en pré- et post-période d’entraînement, a été mis en place (Fig. 1). La qualité de vie a été définie par le questionnaire SF-36 (Leplège, 2001). La condition physique a notamment été quantifiée lors de (i) l’évaluation de la capacité aérobie mesurée lors d’un test d’effort réalisé sur bicyclette ergométrique (Ergoliner900, ergoline®, Bitz, Allemagne), (ii) l’évaluation musculaire obtenue à partir de la mesure de la force d’agrippement (dynamomètre à main TK200, Takei®, Niigata, Japon), de la puissance du membre inférieur (Nottingham Power Rig®, (Bassey & Short, 1990), et des moments musculaires isométriques des extenseurs et fléchisseurs du genou (dynamomètre isocinétique Cybex NORM, CYBEX International®, Belton, USA) et (iii) l’évaluation de la composition corporelle effectuée à l’aide de l’impédancemètre BIA101 (Akern®, Florence, Italie). L’équilibre a été évalué lors de tests posturographiques sur une plateforme SPS Synapsys (Synapsys®, Marseille, France). Les paramètres spatiotemporels de la marche ont également fait l’objet d’une évaluation par un système de détection optique (OptoGait® Microgate S.r.I, Italy, 2010). Les rythmes biologiques circadiens ont été mesurés par actimétrie (Actiwatch AW7®, CamNtech Ltd ; Cambridge, UK). Enfin, le Montreal Cognitive Assessment (MoCA) a été utilisé afin d’évaluer les fonctions cognitives suivantes : l’attention, la concentration, les fonctions exécutives, la mémoire, le langage, les capacités visuoconstructives, les capacités d’abstraction, le calcul et l’orientation (Nasreddine et al., 2005).

thumbnail Fig. 1

Organisation du protocole de recherche.

2.3 Développement du programme d’APA

L’objectif poursuivi lors de l’élaboration du programme d’APA de ce projet était de définir un programme adapté et ajustable aux capacités physiques des seniors de manière générale et donc des utilisateurs finaux du système de visioconférence développé dans le cadre du projet MOTION. Ainsi, les contraintes spatiales (petit espace clos, champs de vision réduit) mais également l’impossibilité pour le professionnel en APA d’intervenir physiquement pour guider et aider le pratiquant à adopter les bonnes postures ont été prises en compte dans son développement.

En accord avec les recommandations d’AP pour les séniors, le programme d’APA proposé a donc été orienté autour de trois dimensions, (i) la fonction musculaire, (ii) la capacité d’équilibration et (iii) la capacité aérobie.

Dans ce programme, le travail en résistance est composé de 5 thématiques, constituées chacune de plusieurs situations de départ, elles-mêmes déclinées en variantes. Ainsi, les exercices ont pour vocation de travailler le passage assis/debout, de travailler en résistance sur les membres supérieurs avec des bandes élastiques, de travailler debout autour des squats, de travailler debout autour des fentes avant et enfin de travailler le gainage du corps entier. La capacité d’équilibration est composée de 8 thématiques, constituées de plusieurs situations de départ, elles-mêmes déclinées en variantes. Ainsi, les exercices ont pour objectif de travailler sur le passage assis-debout, sur les sauts, sur la modification des entrées sensorielles (e.g. exercices les yeux fermés), sur le passage au sol, sur les montées de genoux, sur des situations quotidiennes telles que ramasser un objet au sol, sur de la manipulation d’objets et enfin sur plateforme de step. Enfin, le travail sur la capacité aérobie est composé de séances de step et de séances de pédalage sur ergocycle. La programmation des séances sur ergocycle est proposée sur un modèle intermittent allant de 60 à 85 % de la fréquence cardiaque (FC) de travail selon la formule de Karvönen1 qui permet d’exprimer l’intensité de l’effort en intégrant les valeurs de FC de repos et de réserve cardiaque (RC) (King & Senn, 1996). Plusieurs études ont montré qu’avec une intensité élevée sur de courtes durées, entrecoupées de périodes de récupération, et répétées, le travail intermittent avait des effets aussi importants que lors d’un entraînement avec une intensité modérée mais maintenue plus longtemps (Chodzko-Zajko et al., 2009 ; Gibala, Little, Macdonald, & Hawley, 2012 ; Gunnarsson, Christensen, Holse, Christiansen, & Bangsbo, 2012). Le format intermittent permet donc de réduire la durée des sessions ergocycle pour les intégrer à une programmation mixte.

Chaque dimension est ainsi composée de plusieurs situations de départ pour lesquelles sont déclinées des variantes (Fig. 2), permettant de se prémunir d’une redondance entre les séances et ainsi préserver la motivation des participants mais également pour pouvoir ajuster la difficulté/complexité de l’exercice et l’adapter aux capacités des participants.

La composition des séances de ce programme est la suivante : 10 min d’échauffement, suivies de 15 min de travail en résistance puis après une courte pause, 10 min de travail d’équilibration suivies de 10 min de travail à dominante aérobie pour finir par 10 min de relaxation et d’échanges entre l’entraîneur et les entraînés.

Ce programme est construit sur 16 semaines et propose 2 séances hebdomadaires d’une heure chacune. Dans le cadre du projet MOTION, les séances ont été dispensées entre 14h et 17h par des professionnels en APA du groupe associatif Siel Bleu. Ce programme d’APA multivarié est donc composé de 32 séances, soit une somme de travail totale de 32 heures.

Afin de standardiser ce programme d’entraînement pour les deux sites pilotes, l’ensemble des exercices proposés a été détaillé dans un livret (rédigé en français et traduit en italien et en anglais) au moyen de descriptifs précis et d’illustrations photographiques (cf. Fig. 2).

thumbnail Fig. 2

Illustration de la déclinaison d’un exercice de renforcement musculaire.

2.4 Adhésion, observance et acceptabilité de la visioconférence collective

Sur les 43 participants inclus dans cette étude, 2 participants du groupe en visioconférence ont retiré leur consentement. Le taux d’adhésion au programme en visioconférence collective est donc de 86,87 % et de 100 % en face-à-face individuel. L’observance des séances pour les deux groupes entraînés est de 100 % puisque les participants ont effectué l’ensemble des 32 séances proposées. Ainsi, le programme et le contenu des séances semblent bien acceptés en face-à-face comme en visioconférence. Les retours concernant l’utilisation de la visioconférence sont très positifs puisque 100 % des utilisateurs du système ont souhaité poursuivre à la fin des 32 séances. Ils ont également indiqué être satisfaits voire très satisfaits du système et enfin se sentir en sécurité malgré l’absence d’une personne physique à leur domicile. Concernant leur ressenti lors des séances, le plaisir à pratiquer ensemble et la motivation à effectuer les séances collectives de chez soi ont été rapportés. Bien que peu nombreuses, ces données qualitatives semblent indiquer que l’utilisation de la visioconférence collective peut être mise en place et appréciée chez un public âgé. Ces données qualitatives seront complétées par des données quantitatives actuellement en cours de traitement. L’utilisation de la visioconférence dans le cadre de ce projet a permis de soulever certaines limites. Il est impossible de corriger directement par contact physique les postures. De plus, le champ de vision qui est restreint et n’est pas mobile sur plusieurs plans. Enfin, il est nécessaire de disposer d’une connexion internet stable et de bonne qualité (filaire) pour assurer la fluidité et la concordance du son et de l’image.

Ainsi, ces premiers résultats semblent appuyer ceux rapportés dans la littérature, à savoir que l’utilisation d’un système de visioconférence collectif chez une population âgée est possible (Wu & Keyes, 2006). De plus, cela montre que ce type d’entraînement est apprécié et motivant pour ce public. Cet accompagnement en visioconférence pourrait donc permettre de lever de nombreux freins à la pratique pour ce public. Les données d’évaluation de la santé physique et psychologique des participants de cette étude qui sont en cours de traitement permettront de déterminer si, en plus d’être acceptée et motivante pour ce public, l’utilisation de la visioconférence en groupe est efficace et peut entraîner des effets bénéfiques pour la santé, au même titre qu’une prise en charge traditionnelle.

Remerciements/Financements

Le projet européen MOTION a été financé dans le cadre du partenariat européen d’innovation pour un vieillissement actif et en bonne santé (EIPAHA), en réponse au 5e appel à projet Ambient Assisted Living (AAL-2012-call5). Convention ANR -12-AALI-0004-03.

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1

Formule de Karvönen : FC de travail = FC repos + % (FC max − FC repos) = FC repos + % RC.

Citation de l’article : Bigot L, Langeard A, Moussay S, Gauthier A, & Quarck G (2019) Activité physique à domicile pour les seniors : revue de la question et proposition d’une pratique optimisée. Mov Sport Sci/Sci Mot, 103, 27–37

Liste des figures

thumbnail Fig. 1

Organisation du protocole de recherche.

Dans le texte
thumbnail Fig. 2

Illustration de la déclinaison d’un exercice de renforcement musculaire.

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