Issue
Mov Sport Sci/Sci Mot
Number 107, 2020
Les enjeux sociaux des jeux olympiques / Social impacts of Olympic Games
Page(s) 31 - 40
DOI https://doi.org/10.1051/sm/2019039
Published online 27 January 2020

© ACAPS, 2020

1 Introduction

Les Jeux olympiques (JO) ont donné lieu à de nombreuses études. Certaines, scientifiques, s’attachent à discuter de leur impact sur le territoire, d’autres, plus journalistiques, font état de sondages divers sur la réception de l’évènement dans l’opinion publique. Bien que différentes, elles se rejoignent finalement dans le fait qu’elles interrogent ou mettent en lumière l’impact social des jeux. La notion d’impact, progressivement remplacée dans le langage du Comité international olympique (CIO) par celui d’héritage1, renvoie à des dimensions plurielles qu’elles soient économiques (Massiani, 2018), physiques (Mahtani, et al., 2013), touristiques (Boukas, Ziakas, & Boustras, 2013 ; Vila, Darcy, & Alén, 2014), environnementales ou sociales (Thomson, Schlenker, & Schulenkopf, 2013). En outre, cet héritage peut être matériel ou immatériel (Gratton & Preuss, 2008). Si le premier a fait l’objet d’une littérature abondante notamment pour ce qui concerne plus précisément l’impact économique des JO, l’héritage immatériel ou social intéresse la littérature depuis le début des années 2000 en même temps que les villes-hôtes mettent en avant cette dimension dans leur candidature. Pour Minnaert (2012), c’est la ville de Sydney qui a, la première, mis l’héritage social au cœur de sa proposition. L’héritage social comporte, lui aussi, des dimensions multiples (Chappelet, 2012). On peut, à partir de la littérature sur le sujet, définir de grandes catégories, certaines centrées sur les individus comme le lien social, l’éducation (Nativel, 2011), la santé et le bien-être (McCartney, et al., 2010), l’inclusion, le bonheur, la formation et le développement de compétences, d’autres sur le territoire comme l’image du pays ou de la ville hôte.

La manière dont les personnes du territoire concerné perçoivent et vivent l’évènement participe de l’héritage social dans la mesure où celui-ci concerne aussi les traces mémorielles que l’évènement laisse dans les consciences individuelles. Son étude permet de mieux penser en amont cet héritage. Sonder la population sur son opinion sur les JO est une pratique courante des périodes de candidature. Nous disposons ainsi pour Paris 2024 de plusieurs études. Selon la lettre de l’économie du sport (2017), 60 % des Français étaient contents que Paris organise les JO, 85 % étaient favorables à la candidature parisienne (IRDS, 2014). En revanche, après l’annonce de la victoire de Paris, aucune étude scientifique n’a été produite sur ce sujet, certainement en raison du délai entre l’annonce de la victoire et l’évènement lui-même. Pourtant la mobilisation nationale sur les JO de 2024 a d’ores et déjà commencé au travers de nombreuses actions (semaine olympique dans l’enseignement, désignation de classes Génération 2024…).

Malgré le nombre important d’études menées sur les grands évènements sportifs et les JO en particulier, peu se centrent sur la perception des résidents (Ritchie, Shipway, & Cleeve, 2009). On en trouve néanmoins une dizaine sur le sujet ; certaines assez générales comme celle de Soutar & Mc Leod (1993) sur l’America’s Cup Yacht event, d’autres plus centrées sur le niveau de conscience et le soutien à certains évènements (Ritchie & Aitken, 1984 ; Ritchie & Aitken, 1985 ; Ritchie & Lyons, 1990, sur les JO de Calgary) ou proposant des échelles d’enthousiasme comme à Sydney (Waitt, 2003), ou enfin centrées sur les bénéfices perçus comme pour la coupe du monde de la FIFA en 2002 à Séoul (Kim & Petrick, 2005 ; Kim, Gursoy, & Lee, 2006).

Nous nous proposons dans cet article de rendre compte d’une étude ayant pour objectif de sonder l’opinion des Français à partir d’un échantillon représentatif de la population française quant aux futurs JO à Paris dans l’objectif de mieux cerner les positions de la population sur l’évènement et de discerner les variables intervenant dans celles-ci. Comment les Français perçoivent-ils l’évènement ? Comment pensent-ils s’y impliquer ? Quelles sont leurs craintes ?

Une enquête quantitative a été réalisée afin d’obtenir des réponses à ces questions. Après avoir exposé notre méthodologie, nous aborderons successivement deux grands axes de présentation des résultats de notre enquête quantitative : l’opinion de la population sur l’accueil des JO à Paris en 2024 et les conséquences attendues de l’évènement telles qu’elles sont exprimées par les personnes interrogées.

2 Méthodologie

Nous avons cherché à saisir les opinions et les représentations des Français après l’annonce de la candidature victorieuse de Paris pour les JO de 2024 à partir d’une enquête par questionnaire. Diffusée par mail au début de l’année 2018, un échantillonnage empirique par quotas a été opéré en utilisant trois critères : l’âge, le sexe et la catégorie socioprofessionnelle. L’échantillon sur lequel porte cette étude est composé de 508 personnes, âgées de 18 à 65 ans, et dont les caractéristiques respectent les proportions nationales pour les trois critères choisis (voir annexe A, Tab. A1–A3).

Le questionnaire2, qui compte en tout quatre-vingt-deux questions, est constitué de quatre parties. La première partie est constituée de questions visant à sonder l’intérêt porté à l’olympisme et au sport de façon générale. Il est notamment demandé aux répondants d’évaluer leur propre intérêt pour les JO et le sport en général et de donner quelques informations factuelles à ce sujet (relatives par exemple au suivi de l’actualité sportive dans les médias). Ceux-ci sont également invités à se prononcer sur les valeurs qu’ils associent spontanément aux JO. Une deuxième série de questions porte spécifiquement sur la candidature de Paris aux JO de 2024. Ces questions doivent permettre de savoir si les répondants connaissent les éléments du dossier de candidature de Paris (par exemple les sites prévus pour les compétitions). Dans la troisième partie du questionnaire, ils peuvent exprimer leur opinion (et des éléments de justification) sur le fait que les jeux se déroulent à Paris. Plus précisément, il s’agit de se déclarer plus ou moins favorable (ou défavorable) à la tenue des jeux à Paris, et de se prononcer sur leurs retombées en termes économiques ou encore de développement des territoires. Viennent ensuite quelques questions portant sur leur participation éventuelle, en tant que spectateur et/ou bénévole aux JO. Enfin, la dernière série porte sur un certain nombre de déterminants sociaux : âge, sexe, lieu d’habitation, revenu, catégorie socioprofessionnelle notamment. Ce sont trois objectifs qui ont été poursuivis à travers la réalisation de ce questionnaire. Tout d’abord, nous avons cherché à connaître le ressenti des répondants de la candidature victorieuse de Paris pour les jeux de 2024, mais aussi ce qu’ils pensent des JO et du sport en général. D’autre part, nous nous sommes intéressés aux raisons qui sont à l’origine des positionnements exprimés (plus ou moins favorables ou défavorables à l’égard de la tenue des JO à Paris). Enfin, nous avons cherché à savoir si les opinions exprimées et les raisons invoquées sont corrélées à certains déterminants sociaux.

2.1 L’opinion de la population sur l’accueil des JO à Paris en 2024

L’analyse du ressenti de la population quelque temps après l’annonce du choix de la ville organisatrice par le CIO, dans une période encore éloignée de l’ouverture des JO, permet de tendre vers une meilleure compréhension de ce que l’opinion publique éprouve quant à la réalisation de cet évènement.

2.1.1 Profil des individus favorables et défavorables à Paris 2024

L’organisation des JO de Paris en 2024 suscite un réel intérêt, la population interrogée y est très majoritairement favorable (69,1 % de personnes favorables contre 30,9 % de personnes défavorables). Certaines particularités sociodémographiques, notamment au regard des variables sexe et âge, peuvent être relevées. Les femmes sont plus nombreuses à exprimer leur opposition au projet de Paris 2024 (Tab. 1), cette différence étant accentuée chez les personnes de plus de 50 ans.

Le positionnement à l’égard de l’organisation des JO n’est impacté ni par la catégorie socioprofessionnelle des répondants, ni par leur lieu de résidence, contrairement à ce qui a pu être observé dans d’autres enquêtes. Ainsi par exemple, Ritchie et al. (2009) montrent à propos des futurs JO de Londres que les résidents supportent moins l’évènement lorsqu’ils sont proches géographiquement. Les plus réceptifs sont les jeunes qui vivent, depuis 1 à 3 ans, sur les territoires concernés et habitant à 6 km ou plus des lieux de pratiques.

Il est en revanche lié au fait de pratiquer une activité sportive (ce constat a été fait dans de nombreuses enquêtes, par exemple IRDS, 2014), les pratiquants étant beaucoup plus nombreux que les non pratiquants à être favorables à Paris 2024 (Tab. 2).

Les personnes affirmant pratiquer une ou plusieurs activités sportives régulièrement approuvent très majoritairement (74 %) la prise en charge de l’organisation de l’évènement par la France. On constate également une nette différence dans l’intérêt porté au suivi des manifestations sportives retransmises par le biais des médias entre les personnes favorables et défavorables à Paris 2024 (Tab. 3). 59 % des individus favorables à Paris 2024 disent suivre les évènements sportifs de manière régulière dans les médias. Ce taux est deux fois supérieur à celui des individus défavorables (29,3 %). Plus spécifiquement, 45,2 % des individus défavorables affirment avoir suivi de manière régulière les derniers JO d’été organisés à Rio en 2016. À titre de comparaison, le taux monte à 79,5 % pour les individus favorables.

Tableau 1

Opinion de la population sur Paris 2024 en fonction du sexe.

Tableau 2

Opinion de la population sur Paris 2024 en fonction de la pratique sportive.

Tableau 3

Suivi des manifestations sportives chez les personnes favorables et défavorables à Paris 2024.

2.1.2 Pas de rejet massif du sport et de l’olympisme chez les personnes défavorables à Paris 2024

Les personnes enquêtées se sont prononcées sur leur perception du sport et de l’olympisme. Nous posions comme hypothèse qu’il pouvait tout à fait y avoir des personnes ayant un jugement négatif sur la tenue des JO à Paris tout en étant amateurs de sport (l’inverse étant aussi possible, mais paraissant moins évident). Lorsqu’il s’agit d’évaluer leur propre intérêt pour les JO (sur une échelle de 1 à 10), les personnes favorables à Paris 2024 sont en toute logique plus nombreuses à attribuer une note élevée quant à leur intérêt pour les JO (80 % évaluent leur intérêt pour les JO entre 7 et 10). Pour autant, plus de la moitié des personnes défavorables à Paris 2024 évaluent cet intérêt à 6 ou plus, ce qui tend à faire penser que le refus des jeux parisiens n’est pas synonyme d’un rejet du sport olympique.

Les personnes interrogées devaient donner leur avis sur une série de propositions ; quatre modalités étaient proposées pour chacune d’elle : « tout à fait d’accord », « plutôt d’accord », « plutôt pas d’accord », « pas du tout d’accord ». Certaines de ces propositions font relativement consensus. Ainsi, plus de 95 % des personnes interrogées sont « tout à fait d’accord » ou « plutôt d’accord » avec les propositions « le sport, c’est le goût de l’effort » et « le sport, c’est le dépassement de soi, l’excellence ». Certaines autres propositions sont en revanche moins consensuelles. Les personnes défavorables à la tenue des JO à Paris sont sensiblement plus nombreuses à associer le sport aux JO à la tricherie et au dopage et plus tempérées quand il s’agit de l’associer au fair-play (ils sont majoritairement « plutôt d’accord » avec cette proposition alors que les personnes favorables à Paris 2024 sont majoritairement « tout à fait d’accord » avec cette proposition).

2.1.3 Intensité de l’engagement des personnes favorables à Paris 2024

Nous nous sommes également intéressés au degré d’engagement (anticipé) des individus pour les JO. Sont-ils prêts à se déplacer pour suivre les compétitions sportives et à s’investir dans l’organisation (en tant que bénévole) ? Ceux qui sont favorables aux JO à Paris 2024 sont logiquement plus enclins à se déplacer pour suivre les compétitions sportives qui auront lieu dans les diverses infrastructures sélectionnées pour cette occasion (Tab. 4). Si presque un tiers de cette population, soit 33,6 %, dit souhaiter y participer en tant que spectateur, le taux devient inférieur à 10 % pour les répondants plutôt hostiles à l’égard de l’évènement. Quelle que soit l’opinion à l’égard des JO de Paris, le prix des places pour assister aux épreuves sportives serait le principal frein au déplacement des individus. Cette question est importante quand on sait que les JO se veulent inclusifs. Mais comment peuvent-ils l’être alors qu’une part importante de la population anticipe le fait qu’elle en sera exclue pour des raisons financières ?

L’engagement bénévole (Tab. 5) peut paraître mince (en termes de pourcentage), mais il est en fait relativement important, si on le traduit en nombre d’individus, à l’échelle de la population française. D’ailleurs, si les seniors sont généralement un vivier potentiel du bénévolat, il est à remarquer que c’est parmi les actifs et plus précisément les professions intermédiaires qu’il y a le plus de volontaires potentiels. Le sexe n’a en revanche pas d’impact sur ces résultats. Il est à noter que la proximité du lieu de résidence avec le parc olympique conditionne l’engagement futur déclaré, puisque les Franciliens souhaitent davantage s’investir (12,6 %) comparativement aux personnes résidant en province (4 %).

Environ un tiers des individus favorables à Paris 2024 est encore indécis au sujet de sa participation, que ce soit en tant que spectateur ou bénévole. Cela peut s’expliquer par la difficulté de prévoir un engagement pour un temps encore trop éloigné de celui de l’évènement.

Tableau 4

Personnes pensant se déplacer pour assister aux compétitions sportives lors des JO de Paris.

Tableau 5

Personnes pensant s’investir en tant que bénévoles pour les JO de Paris.

2.2 Les conséquences attendues de « Paris 2024 » : une forte considération de la dimension économique et urbaine

Les organisateurs des JO insistent sur les impacts positifs qu’ils génèreront. Ils font notamment valoir que 95 % des sites existent déjà, laissant penser d’une certaine manière, dans le discours politique, à une bonne gestion économique et temporelle3. À ce titre, un protocole d’accord financier sur l’organisation des JO 2024 entre le gouvernement, la maire de Paris et le président du Comité d’organisation des JO a été signé en juin dernier en vue d’assurer une pérennité économique. Beaucoup d’auteurs soulignent d’ailleurs que les parties prenantes ignorent souvent les impacts négatifs et mettent en avant les bénéfices escomptés (Kim, et al., 2006).

Dans notre étude, les personnes interrogées se sont prononcées sur les possibles raisons de leur positionnement, plutôt favorable ou défavorable, à l’égard de la tenue des JO à Paris en 2024.

2.2.1 Les questions économiques au cœur de la distinction entre les « pour » et les « contre »

En termes de conséquences attendues, les considérations économiques distinguent de façon très nette ceux qui sont favorables de ceux qui sont défavorables à la tenue des jeux à Paris. Le questionnaire permet aux répondants d’évaluer, sur une échelle de 1 à 10 (1 étant le plus faible) leur accord avec la proposition suivante : « Les JO sont une dépense inutile pour la France ». De ceux qui se disent favorables à la tenue des JO à Paris, 72,4 % se sont positionnés entre 1 et 5 sur l’échelle (et 27,6 % entre 6 et 10). Au contraire, 92,4 % de ceux qui sont défavorables à Paris 2024 ont coché un nombre entre 6 et 10.

Il est également demandé leur appréciation sur les retombées (parmi un ensemble de propositions, Tab. 68), positives, négatives ou sans conséquences (Tab. 6). Sans surprise, les personnes ayant un avis défavorable sur Paris 2024 sont bien plus nombreuses à affirmer que les retombées économiques seront négatives (76,4 %). On note toutefois que, parmi ceux qui sont favorables à Paris 2024, plus du tiers (34,8 % exactement) pensent aussi que les conséquences financières seront négatives pour la France, ce qui peut sembler surprenant si l’on compare cela avec la précédente question. L’idée d’une « dépense inutile » n’est ainsi pas forcément synonyme de « conséquences financières négatives » pour les personnes enquêtées.

Interrogées sur les conséquences en termes de développement territorial ou encore sur l’attrait touristique de la France, les réponses, là aussi, distinguent clairement, quoique de façon plus nuancée, les personnes se disant favorables à Paris 2024 et celles qui se disent défavorables (Tab. 7 et 8). La différence, bien que significative, s’estompe encore davantage pour ce qui est du tourisme, comme le montre le tableau 8.

Les résultats sont plus marqués que dans d’autres études. En effet, Ritchie & Lyons (1990) ont par exemple montré qu’à Calgary pour les jeux d’hiver 50 % de la population locale reconnaissent des bénéfices positifs pour la ville : 36,3 % mentionnent un impact positif pour le tourisme et 34 % pour les bénéfices économiques. La médiatisation des impacts négatifs des évènements sportifs et plus particulièrement des JO couplés aux crises sociales et budgétaires que traversent de nombreux États contribuent sans doute à accentuer la crainte d’un poids financier qui pèserait sur la ville, le pays et ses habitants. Certaines études portant sur le soutien des populations aux méga-évènements sportifs (Gursoy, Milito, & Nunkoo, 2017) mobilisent la théorie des échanges sociaux pour montrer que les résidents sont plus susceptibles de soutenir les méga-événements quand ils croient que les avantages attendus du développement dépasseront les coûts. Des chercheurs ont montré qu’à Londres, l’attitude générale des résidents par rapport aux JO semble davantage liée à l’anticipation des impacts économiques (augmentation des prix mais aussi coût général de l’évènement) et socio-culturels que des impacts environnementaux présumés (Prayag, Hosany, Nunkoo, & Alders, 2013). Nous retrouvons ici l’importance donnée aux déterminants économiques anticipés dans l’adhésion au projet mise en évidence dans nos résultats.

Concernant le tourisme, il est un argument souvent évoqué au moment de la candidature. Les JO seraient un outil pour doper le tourisme (Boukas, et al., 2013 ; Li & Blake, 2009 ; Sant, Mason, & Hinch, 2013, etc.) alors qu’en fait la fréquentation touristique diminuerait le plus souvent pendant les JO par un processus d’éviction. Les touristes habituels ne se déplacent pas et sont remplacés par d’autres de nature différente (Matheson, 2006).

Notons que ni le sexe, ni l’âge, ni la catégorie socioprofessionnelle n’impactent les opinions formulées en ce qui concerne les conséquences de l’organisation des JO pour la France (conséquences financières, développement des territoires et tourisme).

Tableau 6

Conséquences financières attendues chez les personnes favorables et défavorables à Paris 2024.

Tableau 7

Conséquences attendues en termes de développement des territoires chez les personnes favorables et défavorables à Paris 2024.

Tableau 8

Conséquences attendues en termes de tourisme chez les personnes favorables et défavorables à Paris 2024.

2.2.2 La crainte d’une mobilité urbaine perturbée

Les personnes questionnées ayant une vision positive du déroulement des JO à Paris en 2024 l’expliquent principalement par la mise en valeur que cet évènement occasionne pour la capitale (25,1 %). Toutefois, la notoriété n’est pas le seul argument, car la même importance est accordée à la dimension festive et sociale (21,7 %). Cette vision est d’autant plus intéressante qu’elle est bien peu considérée dans le discours des acteurs politiques relayé par la presse. Le Comité d’organisation quant à lui, valorise la réalisation des JO à Paris en 2024 par le développement durable et l’héritage en les présentant comme ses principaux atouts. Le point de vue des personnes défavorables à Paris 2024 se cristallise autour de deux arguments principaux. L’impact économique en est le principal, puis vient ensuite l’argument de la mobilité urbaine. L’encombrement de la capitale (15,2 %) constitue une véritable crainte exprimée par les répondants. Ni l’âge, ni le sexe, ni la catégorie socioprofessionnelle n’ont ici d’impact. En revanche, cette crainte dépend du lieu de résidence des individus. Les franciliens sont les principaux spectateurs des dynamiques territoriales engendrées par l’organisation de ce type d’évènement. Confortant cette opinion, Boullier (2015) parle même, pour les grands évènements à la couverture médiatique importante, d’un « débordement des stades et de la ville » dont les principales conséquences sont l’afflux de touristes, la congestion du réseau ferré, ou encore une perturbation du trafic routier. Aussi, les résidents de la petite couronne4 accordent une plus grande importance aux difficultés de mobilités (33,3 %) que vont engendrer les JO.

Les résultats confortent des études menées au sujet de l’impact des méga-évènements sur leur environnement. En effet, la congestion du trafic et les problèmes de stationnement durant l’évènement mais aussi dans sa phase de préparation affectent de manière importante la qualité de vie des habitants (Fredline, 2004 ; Mihalik & Cummings, 1995). Le travail de Ritchie et al. (2009) indique d’ailleurs que les résidents pour les JO de Londres craignaient pour 63,9 % d’entre eux ces problèmes de congestion.

2.2.3 Une relative méconnaissance du dossier parisien

Au vu de ces résultats, il paraît logique de se demander sur quoi s’appuient les personnes interrogées pour fonder leur jugement, que celui-ci soit positif ou négatif. Pour ce faire, les personnes sont interrogées sur leur connaissance du dossier de « Paris 2024 ». Il est par ailleurs demandé, afin d’éviter de trop gros écarts entre un niveau de connaissance annoncé et un autre réel, de se prononcer sur certains éléments factuels du dossier (le lieu d’implantation du village olympique par exemple). La première chose qui semble apparaître en est une relative méconnaissance. Parmi les personnes interrogées, 46,9 % disent connaître ce dossier « un peu » et 28,9 % « pas du tout ». Un pourcentage de 65,6 affirment ne pas savoir où sera implanté le village olympique et 62,4 % ne connaissent aucun site retenu pour les compétitions olympiques. Cette méconnaissance n’est pas liée au fait d’être pour ou contre « Paris 2024 ». Au moment de la passation du questionnaire, le budget total de Paris 2024 est estimé à un peu plus de 6,8 milliards d’euros. Parmi les répondants, 69,3 % pensent que le budget prévisionnel est de plus de 20 milliards d’euros, sans qu’il ne soit là non plus possible d’en faire un critère de distinction entre personnes favorables et défavorables aux JO parisiens. On peut formuler l’hypothèse selon laquelle donner une valeur absolue n’est certainement pas parlant pour une grande partie de la population. Là où, en revanche, on peut observer une distinction sensible, c’est dans l’estimation de la proportion d’argent public prévue dans le budget. Dans le dossier parisien, cette proportion est de 25 % environ (1,5 milliards d’euros). Parmi les personnes favorables à Paris 2024, 11,7 % pensent que l’argent public représente plus de 75 % du total, contre 32,5 % des personnes défavorables à Paris 2024. Autrement dit, les personnes défavorables à « Paris 2024 » sont plus nombreuses à surestimer la proportion d’argent public qui est prévue pour les JO.

Une hypothèse raisonnable peut-être une surestimation liée à une anticipation de conséquences néfastes des Jeux pour l’économie, conséquences désormais bien connues et surtout médiatisées (dépassement inéluctable des coûts par rapport au budget prévisionnel (Andreff, 2013), gestion des « éléphants blancs »). L’enquête menée par Soutar & McLeod (1993) sur la façon dont les résidents perçoivent l’America’s Cup révèle l’expression d’une exagération des impacts, positifs et négatifs, avant le déroulement de la Coupe. Cette anticipation « pessimiste », dans notre cas, s’inscrit par ailleurs dans un contexte de difficultés économiques pour la France qui n’est certainement pas sans conséquence sur le positionnement des individus.

3 Conclusion

Les personnes interrogées se disant défavorables à la tenue des JO à Paris, même si elles sont plus critiques que les partisans de Paris 2024, ne manifestent pas pour autant un rejet massif du sport olympique et des valeurs qui lui sont classiquement attribuées. C’est bien la dimension économique qui semble au cœur du rejet de la candidature de Paris aux jeux.

Si les évaluations ex ante produisent des versions souvent optimistes des coûts économiques, de nombreux travaux soulignent les risques potentiels de dépassements et d’endettement (Andreff, 2012) et sont largement relayés dans la presse. Ainsi, les arguments qui consistent à mettre en avant le rôle moteur des JO dans les mutations urbaines ou en termes d’emplois laissent le public sceptique. Les nombreux référendums rejetant l’organisation des Jeux, comme le dernier en date à Calgary pour l’organisation des jeux JO d’hiver de 2026 en témoignent. Le refus de la population s’ancre dans l’anticipation de coûts économiques trop importants, de retombées à moyen terme peu évidentes, de dégradations environnementales substantielles (Bridel, 1991). Notons que les travaux mettent également en évidence qu’une confiance accrue envers le gouvernement et les organisateurs se traduit par une meilleure perception des impacts positifs (notamment économiques) et une réduction des perceptions des impacts négatifs. Le manque de confiance peut déboucher sur l’utilisation de l’évènement comme espace de revendications politiques et sociales comme ce fut le cas pour le Brésil avec des manifestations dans les différentes villes du pays pour la coupe du monde de football.

Cette étude met en lumière la manière dont l’évènement est perçu et les résistances, les espoirs et les craintes de la population. Tout son intérêt serait d’être répétée jusqu’à l’évènement et reproduite après afin de mesurer les écarts éventuels entre les perceptions ex ante et ex post. Comme l’a montré Waitt (2003), l’opinion sur les grands évènements n’est pas figée, elle évolue au fur et à mesure du temps en fonction des interactions de l’individu avec l’évènement. Les résultats obtenus cinq années avant l’évènement peuvent tout à fait évoluer. Notre projet est de suivre justement cette évolution, par des sondages successifs, tout en complétant notre questionnaire pour les futures enquêtes afin de l’affiner et de le stabiliser.

Ainsi, plusieurs éléments manquent à l’analyse, à l’image d’un questionnement symétrique entre les JO et les Jeux paralympiques réunis autour du sigle JOP et porté par une volonté de cohésion de l’évènement dont on trouve l’origine en 1989 avec la création du Comité international paralympique et la réalisation effective à partir des JO d’Atlanta en 1996 (Gold & Gold, 2007). Par ailleurs, un effort doit être porté vers une analyse plus fine des perceptions des modifications de l’environnement liées aux JO dont l’étude sera particulièrement pertinente pour la population parisienne et notamment de Seine Saint-Denis, et plus encore pour les populations les plus fragiles habitants dans la zone directement impactée par l’évènement. Cet aspect apparaît dans la littérature notamment sous la plume de Kennelly & Watt (2012, 2017). Ces auteurs ont étudié ce qui est appelé les blessures intangibles des JO en miroir des promesses d’héritage intangible positif, en étudiant plus précisément les jeunes, les plus pauvres et marginalisés. L’étude de 2012 met en lumière la perception des jeunes sur la transformation de leur quartier pendant la phase de préparation avant les JO, la modification progressive de leur environnement et de leurs modes de vie (destruction des commerces qu’ils fréquentaient). Leur crainte est d’être dans l’incapacité de continuer à se loger dans le quartier tout en espérant pouvoir accéder à des logements sociaux. Même si une enquête par questionnaire ne peut aller si loin dans l’analyse des perceptions, elle peut en donner les grandes tendances et être le point de départ d’enquêtes qualitatives complémentaires.

Il nous paraît également intéressant de sonder le degré de bien-être de la population à l’approche des Jeux. Par exemple, le travail de Dolan et al. (2016) sur le bien-être de la population londonienne durant les JO démontre que les londoniens déclarent être plus heureux et plus satisfaits de leur vie que les parisiens et les berlinois ; cet écart s’accentue à la date de la cérémonie d’ouverture des Jeux et se résorbe après la fermeture et ceci indépendamment des médailles obtenues par les différents pays. Une autre étude sur Sydney montre que les JO procurent une augmentation du sentiment de civique et d’unité dans le pays nommé « feel good effect » (Craik, 2001 : 93). Des échelles simples de mesure du bien-être pourraient être utilisées.

Enfin, notre projet est de pouvoir mesurer l’implication des personnes dans des actions relatives aux JO pour cerner la manière dont cet évènement prend place dans leur vie et la manière dont ils perçoivent leur investissement dans ces actions (aussi diverses que des manifestations sportives, des spectacles, des conférences, des forums…). Très peu d’études mettent en avant l’impact des populations dans l’évènement, à l’exception de ce qui concerne la question du bénévolat (Fairley, Green, O’Brien, & Chalip, 2014 ; Nichols & Ralston, 2012) ou leurs formes de résistances sous la forme de collectifs variés (Nativel, 2011).

Construire un outil de mesure et de suivi longitudinal de cette nature portant sur la perception des jeux représente donc un enjeu important de l’analyse de leur impact social.

Annexe A

Tableau A1

Répartition femmes/hommes dans l’échantillon et dans la population française (d’après les données de l’INSEE pour l’année 2017).

Tableau A2

Distribution des catégories d’âge dans l’échantillon et dans la population française (d’après les données de l’INSEE pour l’année 2017).

Tableau A3

Distribution des catégories socioprofessionnelles dans l’échantillon et dans la population française (d’après les données de l’INSEE pour l’année 2017).

Références

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1

Le terme apparaît en 2003 dans la charte olympique.

2

Le questionnaire a été administré par mail entre mars et juin 2018.

3

Discours Édouard Philippe – Signature du protocole d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2024 – Paris – 14.06.2018.

4

La petite couronne comprend les départements suivants : 75, 92, 93, 94.

Citation de l’article : Collinet C, Delalandre M, & Beaudouin S (2020) L’opinion des Français sur les Jeux olympiques de Paris 2024. Mov Sport Sci/Sci Mot, 107, 31–40

Liste des tableaux

Tableau 1

Opinion de la population sur Paris 2024 en fonction du sexe.

Tableau 2

Opinion de la population sur Paris 2024 en fonction de la pratique sportive.

Tableau 3

Suivi des manifestations sportives chez les personnes favorables et défavorables à Paris 2024.

Tableau 4

Personnes pensant se déplacer pour assister aux compétitions sportives lors des JO de Paris.

Tableau 5

Personnes pensant s’investir en tant que bénévoles pour les JO de Paris.

Tableau 6

Conséquences financières attendues chez les personnes favorables et défavorables à Paris 2024.

Tableau 7

Conséquences attendues en termes de développement des territoires chez les personnes favorables et défavorables à Paris 2024.

Tableau 8

Conséquences attendues en termes de tourisme chez les personnes favorables et défavorables à Paris 2024.

Tableau A1

Répartition femmes/hommes dans l’échantillon et dans la population française (d’après les données de l’INSEE pour l’année 2017).

Tableau A2

Distribution des catégories d’âge dans l’échantillon et dans la population française (d’après les données de l’INSEE pour l’année 2017).

Tableau A3

Distribution des catégories socioprofessionnelles dans l’échantillon et dans la population française (d’après les données de l’INSEE pour l’année 2017).

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