100 ans de Jeux d’Hiver
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Mov Sport Sci/Sci Mot
DOI https://doi.org/10.1051/sm/2025030
Publié en ligne 28 août 2025

© ACAPS, 2025

1 Coût de bluff ? Les Jeux Olympiques d’hiver face au déficit d’attractivité

Comment mesurer le différentiel d’attractivité entre les Jeux Olympiques d’été et ceux d’hiver ? Un moyen efficace consiste à comparer les audiences générées par deux événements aussi comparables que possible : les cérémonies d’ouverture organisées à 14 ans d’intervalle par la ville de Pékin. 34,2 millions de téléspectateurs américains s’étaient réunis devant NBC pour regarder l’événement estival en 20081. En 2022, ils n’étaient plus que 16 millions pour l’ouverture des Jeux hivernaux2. Si comparaison n’est pas raison, ces chiffres traduisent toutefois une profonde différence entre ces deux événements qui ne sont pas nés sous la même étoile.

Ce n’est qu’en 1926, soit 40 ans après la très documentée renaissance des Jeux Olympiques modernes (voir notamment Clastres, 2004 ou Aubin, Guégan, & Gallet, 2022) que le Comité International Olympique (CIO par la suite) valide l’idée d’une version hivernale en accordant le label olympique à Chamonix… deux ans après l’organisation de l’événement sportif (Durand, 2018 ; Franco, 2024). Un autre fait historique vient souligner la différence de traitement entre Jeux olympiques d’été et d’hiver. Si le CIO a toujours accordé un grand soin au choix des villes hôtes des éditions estivales, ce n’était pas le cas pour celles hivernales. L’attribution de ces dernières étaient jusqu’en 1948 déléguée par le CIO au comité d’organisation des Jeux Olympiques d’été, chargé de trouver une ville hôte dans son propre pays (Chappelet, 2002) qui devait quand même être approuvée par le CIO.

Le CIO a depuis repris la main sur cette fonction, mais se heurte à des difficultés pour trouver des villes hôtes. La meilleure illustration de ce phénomène est la date d’attribution des Jeux d’hiver 2030 et ceux d’été 2032. La candidature de Brisbane a été retenue dès 2021 pour ces derniers, alors qu’il faudra attendre 2024 pour que les Alpes françaises soient retenues pour les premiers. Il faut dire que de nombreux referendums (Chappelet, 2023 ; Leopkey, Salisbury, & Tinaz, 2021 ; Maennig, 2019) ont mené à des retraits de candidatures « démocratiques », laissant au CIO un choix restreint parmi les régimes autoritaires pour accueillir les Jeux Olympiques d’hiver (Kurscheidt & Prüschenk, 2020). Notons ainsi que la ville de Pékin ne faisait face qu’à la seule concurrence d’Almaty (Kazakhstan) pour accueillir l’édition 2022.

Le relatif manque d’attractivité des Jeux Olympiques d’hiver se traduit également dans le monde académique. Si pléthore de recherches concernent les Jeux Olympiques d’été (Chappelet, 2024), celles portant aux Jeux blancs s’avèrent plus rares. À titre de contre-exemple, citons les deux numéros spéciaux de The International Journal of the History of Sport consacrés à cette thématique (volume 37, issue 13 ; volume 38, issue 13-14) qui se distinguent par leur qualité et singularité. Ces numéros font suite à l’appel à contribution lancé par Heather L. Dichter et Sarah Teetzel (Dichter & Teetzel, 2020 ; Teetzel & Dichter, 2021). Cet appel a rencontré un si fort succès qu’il a nécessité d’être scindé en deux numéros. Nous avons connu une aventure similaire à la suite de notre appel à célébrer les 100 ans des Jeux Olympiques d’hiver.

Dans un contexte médiatique fortement focalisé sur les Jeux Olympiques de Paris 2024, jamais nous n’aurions pensé réunir autant de contributions intéressantes. Surtout, nous ne pensions pas pouvoir offrir un regard multidisciplinaire sur les Jeux Olympiques d’hiver. L’intérêt des historien.nes sur le sujet n’était plus à démontrer et les articles de Dichter (2025), Lefevre (2025) et Molinelli (2025) dans le premier numéro spécial que consacre la revue Movement & Sport SciencesScience & Motricité à ce sujet en témoignent. Il était toutefois plus incertain de réunir économistes, gestionnaires et sociologues autour de cette thématique. C’est, selon nous, la force de ce numéro puisque les enseignements croisés de ces différentes disciplines viennent éclairer sous un jour nouveau le déficit d’attractivité des Jeux olympiques d’hiver. Ils mettent notamment en exergue l’effet négatif du manque de transparence en matière de coûts liés à cet événement sur l’acceptabilité sociale des résidents des villes candidates à son organisation.

La première partie de ce numéro spécial est composée de deux articles économiques portant sur le « gigantisme » des Jeux Olympiques d’hiver (Preuss, 2004). Celui-ci correspond à l’augmentation continue de la taille de l’événement en réponse à sa commercialisation croissante (Kurscheidt & Prüschenk, 2020). Dans cette logique de rentabilité, les organisateurs seraient enclins à intégrer davantage de disciplines et d’épreuves au programme olympique. Cela implique d’accueillir plus d’athlètes et entraîne une forte augmentation des coûts d’organisation (Preuss, Andreff, & Weitzmann, 2019) limitant l’intérêt des éventuelles villes organisatrices (Kobierecka & Kobierecki, 2019).

L’analyse longitudinale (de 1924 à aujourd’hui) des infrastructures utilisées au cours d’un siècle de Jeux Olympiques d’hiver proposée par Llorca (2025) permet de vérifier une partie de ce constat. Les résultats indiquent la forte croissance du nombre d’athlètes et de disciplines sportives au fil du temps. Reposant sur le concept de « main cachée » (Hirschman, 1967), Llorca observe également une augmentation constante du nombre de sites sportifs utilisés, un recours limité aux installations temporaires (en dépit des recommandations récentes du CIO) et un pourcentage stable d’éléphants blancs (venant principalement des sites de saut à ski et des pistes de bobsleigh et de luge).

La contribution de Rinker & Preuss (2025) vient enrichir celle de Llorca (2025), qui était focalisée sur les coûts. Ces auteurs s’intéressent plus précisément à l’évolution des revenus des Jeux olympiques d’hiver depuis 2002. Grâce à une démarche méthodologique rigoureuse, ils assurent la comparabilité des données nominales (ajustement à l’inflation et à la parité du pouvoir d’achat). Ils montrent ainsi la stabilité des recettes au fil du temps pour en déduire que le gigantisme des Jeux Olympiques d’hiver relèverait en réalité d’un mythe.

Si le résultat de ce papier est très intéressant, l’interprétation qui en est faite par les auteurs semble toutefois discutable. Elle repose sur la relation transitive suivante : la commercialisation accrue des Jeux Olympiques d’hiver (1) induit une hausse des coûts d’organisation (2), qui se traduit par une hausse des revenus générés (3). Rinker & Preuss (2025) montrent seulement que les recettes n’augmentent pas (3). Llorca semble indiquer (en prenant les infrastructures en proxy des coûts) que la relation (1)–(2) fonctionne, ce qui induirait un fort problème de profitabilité pour les Jeux Olympiques d’hiver et pourrait expliquer leur manque d’attractivité.

A cette analyse économique, il semble utile d’ajouter des approches complémentaires qui permettront de mieux comprendre le manque d’acceptabilité sociale des Jeux olympiques d’hiver. Le précédent numéro dédié aux Jeux Olympiques d’hiver par la revue Movement & Sport SciencesScience & Motricité avait établi des pressions descendantes dans les motivations à accueillir ou attribuer les Jeux olympiques d’hiver : diplomatiques dans le cas de Grenoble en 1968 (Dichter, 2025) ; politiques dans ceux de Garmisch-Partenkirchen en 1936 (Molinelli, 2025) et d’Albertville en 1992 (Lefevre, 2025). La seconde partie de ce numéro fait état de pressions ascendantes, avec la nécessité pour les candidatures de bénéficier d’un soutien populaire. Cela nécessite de comprendre comment se structure le débat public autour de cette question.

La première contribution est celle de Hiller (2025). Il propose une analyse sociologique de l’acceptabilité sociale des candidatures olympiques hivernales par les résidents locaux. S’ajoutant aux analyses macro – souvent économiques (voir par exemple Miyoshi & Sasaki, 2016) ou Wood & Meng, 2021) – cette analyse micro dans deux villes olympiques canadiennes (Calgary et Vancouver) permet d’identifier trois thèmes clés du débat public :

  1. le risque économique que représente cet événement, avec notamment la prédominance des coûts dans le débat public ;

  2. le déclin de la marque olympique à la suite de divers scandales ;

  3. la question de la priorisation des besoins.

L’article de Parent (2025) s’ancre également dans un contexte canadien et s’intéresse à l’échec de deux candidatures pour accueillir les Jeux Olympiques d’hiver 2026 (Calgary 2026 et Colombie britannique 2030). Cette contribution permet également de mettre en exergue les trois thèmes identifiés par Hiller (2025). Le manque de transparence sur les coûts (parfois même pour les conseillers municipaux des villes candidates !) apparaît comme l’une des raisons principales des échecs de candidatures. Parent met également en lumière la difficulté à intégrer dans l’ensemble du processus – de la candidature à l’héritage en passant par l’organisation de l’événement – les communautés autochtones. Leur meilleure prise en compte serait certainement un moyen de renforcer l’acceptabilité sociale des candidatures, mais aussi de lutter contre un certain déclin de la marque olympique.

La dernière contribution est l’œuvre de Barget (2025). Elle propose une analyse longitudinale de l’évaluation économique des Jeux Olympiques d’hiver. L’auteur identifie notamment deux tendances. La première concerne l’évolution progressive des approches monocritères (via une étude d’impact économique ou une analyse coûts – avantages) vers des approches multicritères visant une meilleure évaluation de l’héritage. La seconde met en évidence une focalisation des recherches sur les coûts, à la suite de nombreux dérapages qui ont mené la communauté scientifique à s’intéresser au concept de malédiction du vaniqueur (winner’s curse). Barget conclut en appelant la communauté scientifique à poursuivre cette tendance afin d’assurer la transparence en matière de coûts. Il enjoint également les chercheurs à évaluer plus systématiquement le coût d’opportunité (lié au renoncement à des projets alternatifs) qu’implique l’organisation d’un événement sportif comme les Jeux.

Cette conclusion renvoie à deux thèmes clés structurant le débat public en matière d’acceptabilité sociale par les résidents des villes candidates. Le premier est lié aux coûts d’organisation de ce grand événement. Le manque de confiance des résidents envers les chiffres annoncés est la conséquence logique des stratégies de minimisation systématique des coûts des comités de candidatures et/ou d’organisation (Andreff, 2012 ; Matheson, 2006). Il est d’ailleurs intéressant d’observer la passe d’arme actuelle entre Tony Estanguet, président du COJOP Paris 2024, et la Cour des Comptes française sur le fait de comptabiliser les dépenses publiques non directement imputées au comité d’organisation des Jeux Olympiques 20243. Le fait qu’il soit difficile de savoir ce qui relève du public ou du privé, ce qui relève du comité d’organisation ou d’autres acteurs, limite la transparence et pénalisent en fin de compte les candidatures dans les démocraties prenant la peine de demander leur avis aux citoyens.

Le second a trait à une meilleure hiérarchisation des besoins. Cela passe, premièrement, par une meilleure évaluation de l’impact et de l’héritage des Jeux olympiques (d’hiver). Il est ainsi regrettable de voir l’hypocrisie de certains acteurs s’insurger de la prise en compte des coûts de certains projets, tout en les intégrant lorsqu’il s’agit d’intégrer leurs retombées. Il est également nécessaire de mesurer les coûts d’opportunité de différents projets afin de mieux rendre compte de la hiérarchie des besoins. Ce point, mis en exergue par Hiller, Parent et Barget, est important dans notre monde actuel basé sur des ressources rares où environnement, social et économie sont renvoyés dos à dos (Nations Unies, 1992). Ce sera encore plus lorsque les limites planétaires auront été mieux intégrées à nos raisonnements et qu’elles présideront à l’allocation de nos ressources (Stockholm Resilience Centre, 2016).

Le seul regret de ces deux numéros spéciaux est d’ailleurs l’absence d’un article proprement dédié aux enjeux du changement climatique pour les Jeux Olympiques d’hiver. Certaines contributions l’abordent à la marge, conscientes des répercussions à venir, mais aucune ne traite directement de ce sujet. Ce thème apparaît toutefois central et potentiellement en lien avec le déclin de la marque olympique d’hiver lorsque l’on intègre la détérioration continue des performances environnementales des Jeux olympiques (Müller et al., 2021). Au-delà d’un enjeu d’image, la question environnementale sera cruciale pour la survie des Jeux olympiques d’hiver. Rappelons notamment que seules 10 à 11 des 19 villes ayant déjà accueilli cet événement seront capables de le faire en 2050 dans les mêmes stations d’altitude et qu’elles ne seront plus que 6 en 2080 (Scott et al., 2014).

Au moment de conclure cet édito, un paradoxe émerge. Notre appel à contributions était initialement motivé par l’impression que les Jeux Olympiques d’hiver demeuraient une thématique relativement peu explorée dans les sciences sociales du sport. Le succès rencontré par cette initiative – tout comme celle de Dichter et Teetzel – vient un peu déjouer cette hypothèse et invite à l’interroger. Comment expliquer la rareté des publications sur ce sujet, au regard de l’intérêt manifeste qu’il suscite dès qu’un espace éditorial lui est ouvert ? Faut-il y voir une forme de frilosité du côté des comités de lecture, ou bien une auto-censure des auteurs, qui attendraient des appels à contribution explicites pour se lancer ? Ces questions méritent d’être posées, tant elles soulèvent des enjeux plus larges sur la manière dont les objets de recherche se construisent (ou se limitent) dans nos disciplines. Dès lors, nous exprimons notre profonde reconnaissance à la revue Movement & Sport SciencesScience & Motricité pour sa confiance, au comité de rédaction pour son soutien (notamment Nicolas Benguigui, Aïna Chalabaev, Pierre-Olav Schut et Nicolas Scelles), ainsi qu’aux relectrices et relecteurs qui se sont impliqué.es avec rigueur et bienveillance dans l’évaluation des articles de ces deux numéros spéciaux.

Références

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Citation de l’article : Terrien M & Chappelet J-L (2025) Coût de bluff ? Les Jeux Olympiques d’hiver face au déficit d’attractivité. Mov Sport Sci/Sci Mot, https://doi.org/10.1051/sm/2025030

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